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L’année dernière j’avais expliqué sur mon précédent blog en quoi je trouvais que la notion de communs de capabilités proposée par la chercheuse Geneviève Fontaine était nouvelle et passionnante. Ce qu’elle  propose dans cet article de recherche publié dans HAL est d’ajouter des critères additionnels aux communs de type « gestion des ressources » étudiés par Elinor Ostrom. Quels sont ces critères ?

Une aspiration sociale au développement équitable des capabilités motive l’action collective 

  • L’objectif est l’accessibilité réelle à la ressource à partir d’une finalité d’équité et une attention portée aux plus démunis et vulnérables. L’accessibilité se traduit notamment dans les droits distribués qui régulent l’accès à la ressource
  • un mode de gouvernance local et délibératif associant les personnes concernées (liberté procédurale) et qui repose sur une solidarité démocratique fondée sur la reconnaissance de l’autre comme différent mais égal en dignité.
  • la ressource faisant l’objet d’un commun de capabilité (« ressource sociale ») concoure aux capabilités et fait l’objet d’un jugement partagé d’utilité, de désirabilité et d’un vœu de dotation équitable construit par la délibération

Des pouvoirs publics qui, en sus de la reconnaissance méta-institutionnelle des règles du communs (Ostrom,1990), favorisent la liberté procédurale des acteurs et adoptent une posture de co-construction

On le voit ces communs de capabilités s’appuient sur une approche de la gouvernance public-communs qui met les partenaires dans une démarche de co-construction et qui oriente l’action vers le changement social, en écho aux tendances de l’innovation publique.

Plus précisément, que faut-il étudier quand on étudie un communs de capabilité ? L’institut Godin a publié un court document qui montre ce à quoi ressemble un capteur de communs de capabilités. regardez :

Plus précisément :

Et sur la dimension communauté voici ce qui est observable :

Alors que nous allons participer à un programme Européen Erasmus plus avec SavoirsCom1 qui aura pour objet les rapports entre communs et action publique, je pense ce cette grille d’analyse est précieuse !

Elle permet en effet de se méfier d’une sorte de purisme des communs mais de les envisager comme des systèmes dynamiques qui peuvent avoir une ou plusieurs dimensions comme point fort.