Suite de la découverte de l’étude sur les modèles économiques des collectivités. Après la cartographie des nouvelles plateformes qui font la ville, voici les critères proposés par cette excellente étude menée par les cabinets ibicity, Espelia et Partie Prenante sur les nouveaux modèles économiques urbains. L’ensemble des résultats est proposé sur ce site, en intégralité et de manière très attractive et lisible, c’est un travail remarquable que je vais suivre attentivement en reprenant dans une série de billets les éléments marquant dans la série des Schémas_inspirants.

Après l’identification des acteurs privés qui transforment la ville par leur positionnement serviciel, comment trouver le bon positionnement pour l’acteur public ? Les auteurs de l’étude proposent 3 critères :

Dans le détail :

Attention, comme le précisent bien les auteurs de l’étude :

Le but de cet outil « grille d’évaluation des impacts » n’est pas de dire qui sont les « bons » et les « méchants», mais à quelles conditions un service porté par un opérateur peut être positif pour l’intérêt général d’un territoire donné. En effet, cette grille constitue le point de départ à la réflexion sur le rôle que la collectivité doit prendre en charge.Dans la mesure où le premier critère (« apport du service à l’usager ») est, à aujourd’hui, forcément au vert (un nouvel entrant ne se développera pas sur un territoire s’il ne rencontre pas les attentes des usagers), seulement quatre situations initiales sont possibles. Elles sont présentées dans l’illustration ci-dessous

L’exemple de trottinettes électriques est d’actualité. Au final 4 situations peuvent se poser :

Je trouve que l’outil a le mérite de poser d’emblée le rôle de la collectivité comme une observateur bienveillant et méfiant à la fois… Reste à trouver les modalités d’une intervention en cas de problème, grande question politique des rapports publics-privés…suite au prochain billet !